Installer un agent IA sur ton PC : le tuto débutant
Installer Claude et Codex sur ton ordinateur, comprendre la différence avec un chatbot, régler les permissions, utiliser mémoire, skills et MCP, puis un premier test dans Blender.
Tu vois passer des démos d'agents IA qui ouvrent des logiciels, rangent des fichiers ou construisent des sites, et tu te demandes par où commencer ? Dans ce tuto, je reprends depuis le début : installer Claude et Codex sur ton ordinateur, comprendre ce qui change par rapport à une conversation dans le navigateur, régler les permissions, puis faire un premier test concret dans Blender.
Pas besoin d'être développeur. L'installation prend quelques minutes. Ce qui demande un peu plus de pratique, c'est d'apprendre à guider l'agent, et c'est justement ce que la fin de la vidéo montre, y compris quand ça ne se passe pas comme prévu.
Tu as installé ton agent ? Passe à la pratique avec un projet complet : créer un site vitrine avec l'IA, de la refonte à la mise en ligne, avec le skill gratuit Site vitrine à installer dans ton agent.
Dans ce guide : chatbot ou agent · l'abonnement · installer Claude et Codex · fichiers et permissions · projets et mémoire · routines et skills · connecteurs et MCP · le test dans Blender · bien guider ton agent.
Chatbot dans le navigateur ou agent sur ton ordinateur
Utiliser ChatGPT ou Claude dans le navigateur ou sur l'application mobile, c'est très bien, et je le fais tout le temps. Mais un agent installé sur ton ordinateur, c'est autre chose. On parle souvent de harnais : c'est la combinaison du modèle d'IA et de tout un petit système autour, qui lui permet d'utiliser des outils, qui lui fixe des limites et qui le cadre.
Il existe beaucoup de harnais. Dans cette vidéo, je prends les deux plus grand public : Claude (Anthropic) et Codex (OpenAI). La différence clé : dans le navigateur, l'IA peut se connecter à de plus en plus de services en ligne, mais elle n'a pas accès à ce qui se trouve sur ton ordinateur. Installée sur ta machine, avec les bonnes autorisations, elle peut travailler sur tes fichiers, lancer des commandes, utiliser tes logiciels et piloter ton navigateur.
Dans la vidéo : 00:00, installer ton premier agent IA.
L'abonnement et le setup de départ
Pour passer en mode agent, le compte gratuit ne suffit plus vraiment. Il existe des contournements, comme brancher des API tierces ou faire tourner des modèles en local, mais ce n'est pas le niveau d'un tuto débutant. Le plus simple : l'abonnement payant de base, autour de 20 euros par mois. Pour un usage quotidien, c'est largement suffisant pour faire énormément de choses.
Dans la vidéo : 00:52, abonnements et setup de départ.
Trouver les bons sites et installer Claude et Codex
Premier réflexe, très sérieux : passer par les sites officiels. En formation, je croise régulièrement des personnes qui pensent utiliser ChatGPT alors qu'elles sont sur un service tiers qui s'en inspire. Les éditeurs sont OpenAI (ChatGPT et Codex) et Anthropic (Claude). Si tu as un doute, les fiches ChatGPT et Claude de la boîte à outils NXUS renvoient vers les bons sites et les bonnes applications mobiles.
Ensuite :
- Crée ton compte si tu n'en as pas, puis connecte-toi.
- Claude : dans les options, cherche « Obtenir les applications et extensions ». Le site détecte ton système et propose le bon téléchargement (la page claude.ai/download y mène directement). L'extension pour navigateur viendra plus tard.
- Codex : le bouton a bougé dans ChatGPT depuis mon dernier téléchargement. Le plus simple est de passer par le site d'OpenAI, menu Produits, puis Codex, et « Télécharger pour Windows ».
- Lance l'installation et suis les étapes. Sur Mac, c'est pareil, et même plutôt mieux intégré.
Les menus changent souvent de place : si un bouton n'est pas là où je le montre, cherche l'équivalent, le principe reste le même.
Dans la vidéo : 01:36, trouver les bons sites officiels et 02:23, télécharger Claude et Codex.
Accès aux fichiers, permissions et logiciels
Une fois installé, l'agent te demande des autorisations. Dans la vidéo, je te montre mon réglage : je lui donne accès à tout, en mode « ignorer les permissions » ou « accès complet ». Il ne me demande plus mon avis pour agir, et il peut utiliser l'ordinateur au même niveau que moi : lancer des commandes, modifier des réglages, utiliser les logiciels installés et le navigateur, y compris sur des sites qui ne sont pas prévus pour une IA.
Je le dis clairement dans la vidéo : ce n'est pas le conseil le plus prudent. Si tu débutes, commence plutôt avec les confirmations activées, observe ce que fait l'agent, et élargis ses droits au fur et à mesure que tu comprends son comportement. Un agent avec un accès complet peut faire autant de dégâts qu'un humain maladroit, en plus vite.
Dans la vidéo : 03:20, accès aux fichiers, permissions et logiciels.
Organiser ses projets et donner de la mémoire à l'agent
Une fois l'agent installé, il n'y a pas de méthode magique : tu lui demandes ce que tu demanderais à un collègue. Où est-ce qu'on range les fichiers ? Comment je fais tel truc ? Il va te proposer des idées. Elles ne seront pas toujours les meilleures au début, parce qu'il lui manque du contexte, mais il devient plus pertinent avec le temps.
La raison : il s'écrit des petits fichiers texte sur ton ordinateur pour s'y retrouver. Des notes du genre « ce projet sert à ça, il fonctionne comme ça, j'ai rangé ceci ici », destinées au prochain agent qui passera. Les bonnes pratiques d'une IA classique restent valables : ne garde pas une conversation ouverte trop longtemps, sinon tu atteins la limite de contexte.
Dans la vidéo : 04:43, organisation des projets et mémoire.
Routines, automatisations et skills
Les routines sont des automatisations internes à l'agent. Pratique, avec une limite : elles ne tournent que quand ton ordinateur est allumé. Pour une automatisation permanente, il faudra la déporter sur un serveur distant.
Les skills, ou compétences, sont des marches à suivre : des fichiers texte (au format Markdown) qui expliquent à l'agent comment s'y prendre pour une tâche. La méthode la plus simple pour en créer : tu fais une tâche avec l'agent, et si tu sais que tu vas la refaire, tu lui demandes d'écrire le récapitulatif de ce que vous avez fait, de la méthode et des erreurs à éviter. La prochaine fois, il lira ce document avant de commencer. C'est exactement le principe du skill Site vitrine ou du skill Web2App que je partage.
Dans la vidéo : 05:30, routines et automatisations et 05:54, skills : garder une méthode de travail.
Connecteurs et MCP : travailler avec tes logiciels
Les connecteurs donnent un contrôle plus fin à l'agent. Il y a trois façons de le faire agir :
- Le navigateur : avec l'extension Claude in Chrome, l'agent utilise ton navigateur. Dans la vidéo, on le voit se déplacer avec sa souris et remplir un questionnaire sur un site.
- Le contrôle complet de l'ordinateur : l'agent ouvre un logiciel et clique comme un humain. Ça fonctionne, mais ce n'est pas optimal pour un modèle de langage qui doit imiter un comportement humain : c'est lent et ça consomme beaucoup.
- Le MCP : une connexion directe au logiciel, une sorte d'API améliorée. Au lieu de passer par la souris, l'agent envoie des commandes au logiciel, et ça va beaucoup plus vite. Pour Blender, par exemple, on active le connecteur, et on peut même préciser ce que l'agent a le droit de faire.
Dans la vidéo : 06:48, connecteurs et MCP.
Premier test : un personnage dans Blender
Pour le test, je demande : « Créer un projet dans Blender qui montre en 3D Alex Wren de DEADLINES ». Alex Wren est un personnage d'un jeu sur lequel je travaille. Je ne donne aucune autre information : l'agent cherche lui-même sur l'ordinateur, trouve le dossier du projet, lit les documents qui décrivent le personnage et récupère son image de référence.
Puis il bloque : le connecteur Blender n'est pas accessible, parce que le logiciel n'est pas lancé. Au lieu de me demander l'autorisation de l'ouvrir, il décide seul de construire le personnage avec un script Python et de lancer Blender en ligne de commande. Je ne vois rien à l'écran, tout se passe en arrière-plan, mais j'entends la ventilation du PC démarrer.
Dans la vidéo : 08:03, premier test dans Blender et 08:37, quand la connexion ne fonctionne pas.
Le résultat et ses limites
Le premier rendu est franchement basique. Il reprend quand même des éléments du personnage, comme son attelle, et surtout l'agent a utilisé Blender seul, sans que j'intervienne. À partir de là, on peut lui demander d'aller plus loin. L'objectif de ce test n'était pas un beau modèle 3D, mais de voir comment l'agent raisonne, cherche, contourne un problème, et où il prend des décisions discutables.
Dans la vidéo : 09:55, le résultat et ses limites.
Bien guider ton agent
Le choix du script Python illustre bien le travail de guidage. Tu peux trouver ça trop risqué : dans ce cas, arrête l'agent et demande-lui de mémoriser qu'en cas de blocage de ce genre, il s'arrête et te demande d'ouvrir le logiciel dont il a besoin. Ou au contraire, tu apprécies qu'il soit proactif et tu le laisses chercher des solutions. Dans les deux cas, tu lui apprends ta façon de travailler, et il la retient.
Et n'hésite pas à lui demander des choses que tu ferais toi-même. Si Blender n'avait pas été installé, j'aurais pu lui dire d'aller le télécharger et de l'installer : il contrôle l'ordinateur autant que moi, et plus vite.
Dans la vidéo : 10:19, bien guider ton agent.
Pour aller plus loin
- Mon setup d'IA agentique : mémoire, outils et contrôle humain, pour voir comment tout s'articule au quotidien.
- Créer un site vitrine avec l'IA, un premier projet complet à mener avec ton agent.
- Transformer un site web en app iPhone et Android, quand tu seras à l'aise.
Quelle première tâche voudrais-tu confier à ton agent ? Dis-le en commentaire sous la vidéo, ça m'aidera à choisir les prochaines démos.
Rudy Molinillo


